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 Le Retour en France

un guide de la MFE

  • ulysse
  • Lundi 16/02/2009
  • 18:23
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La Maison des Français de l'Etranger vient de publier (janvier 2009) un guide pratique sur "Le Retour en France".
On peut le télécharger depuis la
page d'accueil du site de la MFE (Rubrique : Guides).


Ce document a pour avantage de balayer toutes les problématiques pratiques qui se posent lors du retour en France , en particulier pour les personnes qui en sont parties depuis longtemps : du prix du ticket de métro aux démarches éventuelles auprès des ASSEDIC , en passant par la fiscalité ...Sur ce dernier point toutefois je vous conseille de vous rapporter à la Rubrique Fiscalité du même site, un peu plus précise.

En, bref, 111 pages qui feront gagner du temps (aux personnes et aux entreprises, ces dernières fournissant rarement des guides de retour aussi complets) ... à se procurer avant le retour.

 L'Allemagne moins chère que la France

Un article de La Tribune

  • ulysse
  • Lundi 28/01/2008
  • 22:34
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En première page du quotidien La Tribune aujourd’hui (édition du 29/01/08): « l’Allemagne 30% moins chère que la France ».  Cet article de B. De Peretti est poursuivi sur une double page et compare le fameux panier de la ménagère de part et d’autre du Rhin, en s’appuyant sur le baromètre européen Nielsen. Constat sans appel : même les marques connues (Danone, Pepsi Cola …) présentent des prix nettement moins élevés en Allemagne : 30% en moyenne, avec des écarts pouvant atteindre presque 50% sur certains produits !

L’explication résiderait en grande partie dans la structure de la consommation et de la distribution allemande : l’alimentation n’étant pas une priorité culturelle, les Allemands préfèrent limiter la dépense en achetant les denrées de base dans les magasins hard discount. Ce qui pousse les réseaux de distribution à tirer les prix vers le bas pour ces produits. Voilà comment on peut manger une pizza hard discount pour presque rien dans une cuisine de luxe avec un électroménager haut de gamme !

  (voir à ce sujet  l’article :http://lagazettedeberlin.de/4375.0.html

 

Est-ce une surprise ?

Pas vraiment. Les enquêtes prix menées par les organismes spécialisés mettent également en évidence ce phénomène. Pour l’étude ECA 2007, Paris est plus chère que toutes les villes allemandes. Et pour UBS (accessible dans son intégralité sur Internet), l’analyse des prix et salaires 2006 met en évidence  un coût de l’alimentation à Paris supérieur de 27% à celui de Berlin (mais lequel serait comparable à Lyon, comme quoi il est difficile de tirer des conclusions définitives…). Quant au pouvoir d’achat  (intégrant le salaire net de charges sociales et fiscales par rapport à un panier de biens et services hors loyers), il avantage Berlin par rapport à Paris de 32 % car les salaires y sont  supérieurs.

 

Tous ces chiffres me fascinent. A la fois par leur abondance, leur précision et leurs zones d’incertitudes en même temps. D’une région à l’autre à l’intérieur d’un même pays, on peut constater des disparités très importantes. Et au sein d’une même ville, les modes de consommation génèrent également des disparités. Voilà pourquoi les entreprises qui vendent des indices de prix fixent généralement plusieurs niveaux (local, nouvel expatrié ou expatrié « adapté » !).

 Partir vivre à l’étranger suppose qu’on est flexible, capable de changer ses habitudes, y compris ses habitudes de consommation courante. Mais dans quelles conditions,  par quel processus, dans quelles limites,  avec quelles conséquences ? L’avis d’un sociologue spécialisé sur ces sujets serait intéressant pour éclairer ces points.

 

 Le coût de la vie en expatriation

Où trouver les informations ?

  • ulysse
  • Lundi 17/12/2007
  • 10:56
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Comment intégrer le coût de la vie dans la négociation de mon salaire à l’étranger? 

Cette question est souvent posée par ceux de  nos lecteurs qui négocient un contrat local pour un poste à l’étranger.  Il faut admettre que la réponse n’est pas simple, car les bases de données et les enquêtes accessibles gratuitement aux particuliers sont rares. Les prestataires spécialisés dans ce domaine (voir ECA, ORC, Eurocost…) fournissent des prestations payantes, les informations glanées sur Internet n’ont pas de garantie de fiabilité (source, méthodologie, actualisation….Comment faire ?

Les organismes publics (par exemple la MFE) peuvent fournir des éléments de réponse mais pas directement sur Internet. Nos voisins suisses ont eu la bonne idée de diffuser des informations comparées sur les prix des biens de consommation dans le monde. Sur le site de l’Office Fédéral des Migrations, on peut trouver un tableau indiquant trois colonnes par pays :

-  
les résultats de l’étude UBS 2006 (étude très complète dont nous avons déjà parlé, et à laquelle nos lecteurs ont intérêt à se reporter pour avoir des données précises par type de biens

-  
les données de l’OCDE (niveaux de prix comparés, issus du site de l’OCDE)

-  
Un troisième indicateur pondérant ces deux derniers critères : ceci pour intégrer le fait que les habitudes d’achat des expatriés peuvent être sensiblement différentes du mode de consommation local. Ce dernier indice représente pour l’Office Fédéral des Migrations un niveau « réaliste de prix » pour les expatriés récents.

Attention : ces données sont sur une base 100 en Suisse ! Donc pour comparer par rapport à la France il faut faire le petit calcul :

 Indice de prix du pays étranger x 100 / indice de prix de la France.

Vous trouverez ces informations ici :

http://www.swissemigration.ch/themen/laenderinfos/lebenskosten/preisindices/index.html?lang=fr

Pour l’étude UBS 2006 (voir : Informations spécifiques, « Prix et salaires » Edition 2006)

http://www.ubs.com/1/f/ubs_ch/wealth_mgmt_ch/research.html

 Pour les données de l’OCDE sur le coût de la vie (voir surtout la page 2) : déchargez ce pdf

 


Attention, ces indices n’intègrent pas le fait que le mode de consommation peut être sensiblement différent d’un pays à l’autre.

Ces informations peuvent servir de repère. Elles sont bien sûr imparfaites et incomplètes .

-
Soumises aux fluctuations de change et à l’inflation (d’une période à l’autre les données peuvent changer rapidement). 

-
 Le mode de consommation personnel peut faire fluctuer le calcul de l’indice des prix à l’intérieur d’un même pays : par curiosité, vous pouvez calculer votre indice français sur le site de l’INSEE et vous arriverez peut être à un écart important avec l’indice général qui est publié...

-
A l’intérieur d’un même pays il peut y avoir de grosses disparités entre les différentes villes.

Enfin, faut-il rappeler que ces indices n’incluent pas :
- le coût du logement, de la scolarité, du véhicule.

- le coût de la protection sociale, parfois très élevé dans certains pays. 
- le
poids de la fiscalité.

Une négociation de mobilité internationale doit bien sûr intégrer tous ces éléments, particulièrement difficiles à appréhender lorsqu’on est dans le cadre d’un contrat local.

 Allez-vous vous expatrier au Japon?

Y aura-t-il un lien entre le vieillissement actif des populations et l’augmentation de la mobilité internationale ?

  • ulysse
  • Dimanche 27/05/2007
  • 19:49
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Les Echos (« Le  Technorati  contraint de briser le tabou de l’immigration »28/05/2007), examinent le problème de la baisse de la natalité et subséquemment celui de la baisse de la population active. « Le vice-ministre des Affaires étrangères a déclaré que le pays ne pourrait pas échapper à une politique d’attraction des immigrés ».

Selon les prévisions de l’OCDE, il y aurait, en 2050, autant de retraités que de personnes actives, ce qui est plutôt inquiétant dans un pays où l’espérance de vie est la plus élevée au monde ! Leur poids ne manquera de peser lourdement tant sur le sytème des retraites que sur celui des soins, d'autant plus que le nombre d'actifs sera de moins en moins élevé. 


Quelles solutions le Japon peut-il mettre en place ?

Parmi les plus simples, on peut envisager :

- Augmenter le travail des femmes dont le taux d’activité chute  entre 25 et 50 ans, le temps de s’occuper des enfants (qui tend à être unique avec un taux de natalité de 1,3 enfant par femme).
- Reculer l’âge de la retraite. Solution déjà mise en place –réformes de 1994 et de 2000- et qui reste limitée, les japonais travaillant de toutes façons au-delà de l’âge de la retraite.
- Et enfin, augmenter l’immigration.

Cette dernière solution ouvrira t-il la porte de l'Empire du Soleil Levant à ceux qui seraient tentés d’aller y travailler.

La solution de l’immigration (légale bien évidemment) n’est pas évidente. Le Japon n’y est pas habitué. Au Japon, on compte 0,4 immigrés pour 100 habitants (chiffres indiqués dans l’article). Il ne faut pas oublier que cette population étrangère est constituée en grande partie de la population d’origine coréenne qui habite au Japon depuis la fin de la seconde guerre mondiale et à laquelle la nationalité japonaise n'est toujours pas accordée (toutes générations confondues).

Si le Japon recourait massivement à l'immigration, il lui faudrait étudier l
a question de la qualification de la main d’œuvre. Pour le moment, le Japon réglemente les délivrances de visas par le niveau d’études des immigrants. Il n’est pas évident que les besoins concerneront des profils diplômés.

L'obstacle de la langue ne doit pas être sous-estimé. Un minimum de 1000 idéogrammes est nécessaire pour être capable de lire un peu. Un idéogramme a entre deux et trois lectures différentes au minimum. Dans le monde du travail , tant les documents de travail que les ordinateurs continueront à utiliser le japonais.

Le problème du vieillissement actif de la population concernant un très grand nombre de pays, il ne faut pas négliger une surenchère au niveau international d'une demande de main d’œuvre qualifiée si tous les pays adoptent une telle politique. L’immigration n’est qu’une solution partielle car elle ne résoudra que pour un temps les questions de la retraite et des soins de santé (les immigrés y auront droit,eux-aussi).

Maintenant, à vous de voir si vous vous lancez dès demain dans l’étude du japonais.

Françoise Menou

 "S'expatrier en toute connaissance de cause" de JL Cerdin (suite)

Une aide à la décision

  • ulysse
  • Jeudi 01/03/2007
  • 11:32
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N’ayant pu me rendre à la table ronde de l’ESSEC avec ma co-blogueuse, j’ai donc lu l’ouvrage qui vient d’être publié par JL Cerdin aux Editions Eyrolles : « S’expatrier en toute connaissance de cause ».

 

A destination prioritaire des cadres salariés futurs expatriés, cet ouvrage les invite à s’interroger sur leur projet de mobilité internationale : quelles sont leurs aspirations, celles de leur famille ? Comment s’insère ce projet dans le cadre de leur carrière ? Comment favoriser l’adaptation et préparer le retour ? Autant de questions pour lesquelles l’auteur apporte de nombreuses pistes de réflexion, à la lumière des recherches académiques effectuées ces dernières années sur le thème de la mobilité internationale. 

 

Pour qui a lu un de ces précédents ouvrages, « L’expatriation », paru en 2001 aux Editions d’Organisation, les sujets abordés et leur traitement ne seront pas une nouveauté. En revanche, si le livre précédent avait une connotation universitaire avec de très nombreuses présentations des travaux de recherche et une bibliographie impressionnante, celui-ci se veut nettement plus pratique et pragmatique avec par exemple des tests d’autoévaluation.

La grande nouveauté, l’originalité de cet ouvrage, réside dans son complément sur un site Internet réellement complémentaire au livre (ce n’est pas une simple répétition).

J’ai particulièrement apprécié les « synthèses multimedia » , présentations animées très pédagogiques permettant de bien illustrer les idées développées dans le livre . Les « fiches détaillées » sont plus classiques, mais claires, précises et bien structurées, avec de nombreux liens (qui ne fonctionnent pas toujours …). Le « guide personnel » reprend les tests d’évaluation et permet d’éviter de compter.

Les « témoignages » sont une très bonne idée, mais il m’a été impossible de voir les vidéos (avec un message du type « vous ne pouvez pas accéder à cette ressource »…est ce vraiment un problème technique ? )! « Bibliographie » et « adresses utiles » sont des rubriques assez étoffées mais pas tout à fait à jour … On peut s’étonner que les ouvrages en matière de fiscalité soient tous antérieurs à 2000 , que les adresses de la MFE et du centre des Impôts des Non résidents ne soient pas les bonnes ! …

 

En résumé : cet ouvrage ne suffira pas à vous aider sur toutes les questions pratiques et matérielles, surtout si vous tentez l’aventure d’une expatriation indépendante d’une entreprise. En revanche, si la question de l’expatriation se pose pour la première fois à vous en tant que salarié, alors là vous ne regretterez pas vos 15€ (ce qui n’est pas très cher pour les ouvrages de ce type) car ce livre vous aidera à vous poser les bonnes questions et à prendre votre décision…en toute connaissance de cause !

Marie Hélène Millie

 

 La Maison des Français de l'Etranger a déménagé

Nouvelles adresses pour la MFE

  • ulysse
  • Mercredi 08/11/2006
  • 21:17
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Depuis le 6 novembre 2006 , la Maison des Français de l'Etranger a déménagé.

Attention :  deux adresses sont à noter .

Consultation de la documentation: Ministère des Affaires Etrangères, 244 Bd Saint Germain, 75303 Paris 07SP , métro rue du Bac. Salle d'accueil, rez de chaussée Salle A.

Ouverture au public: 14hà 17h du lundi au vendredi Téléphone : 01 43 17 60 79 de 10 h à 13h du lundi au vendredi

Consultation des services spécialisés (protection sociale santé et chômage, douanes, fiscalité) : Ministère des Affaires Etrangères, MFE, 57 Bd des Invalides, 75007 PARIS, Metro Duroc.

Protection sociale : Bureau 2263, Tel 01 53 69 38 15

Douanes : Bureau 2265, Tel 01 43 17 74 47 ou 01 53 69 38 10 

Fiscalité : Bureau 2267, tel 01 43 17 84 34 ou 01 43 17 84 68

Pour ces consultations, il faut prendre rendez vous .

Attention : ne pas oublier sa carte d'identité !

www.mfe.org

 

 

 Programme Leonardo da Vinci

Partir trois mois à l'étranger,tous frais presque payés

  • ulysse
  • Lundi 25/09/2006
  • 13:56
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Partir à l’étranger constitue pour tous une expérience inoubliable. Entre l’envie de partir et la réalisation de ce projet il y a beaucoup de travail et d’informations à rassembler.

Le programme Leonardo da Vinci offre un séjour professionnel de 3 mois dans un des pays de l’EEE, pour les ressortissants de L’EEE de moins de 36 ans (là ne sont pas les seules conditions) . Ce stage est cofinancé par les Conseils Régionaux qui le souhaitent. Donc, il n’existe pas dans toutes les régions !

 L’aide financière est versée à des structures qui accompagnent le candidat, ce sont des associations qui ont une pratique de ce type de stage et ont aussi un partenariat dans le pays.

 Le stage n’est pas rémunéré, mais le séjour est très largement pris en charge sur le plan financier : seuls les frais relatifs à un repas par jour et les transports locaux restent à la charge du bénéficiaires. Le nombre de places est limitée et les dates de sélection déterminées à l’avance.

Pour s’informer il faut aller sur le site de l’Espace Emploi International (http://www.emploi-international.org/)  et cliquer sur Informations sur l’emploi à l’étranger, dans « mobilité jeunes professionnels » sélectionner : Europe : programme Leonardo da Vinci. Vous déchargez un document format pdf (http://www.emploi-international.org/) qui vous donne toutes les informations relatives aux critères de sélection, à la sélection puis au déroulement du programme.

Bizarrement, si vous allez directement sur le site de l'Agence Socrates-Leonardo Da Vinci vous ne trouvez pas le pdf ci-dessus mentionné (ou alors il est très bien caché)!  

Très intéressant : il ne faut pas être bilingue : des cours de langue peuvent être donnés si un conseiller ANPE le juge nécessaire. Le maximum pouvant aller jusqu’à 240 heures.
Un bilan 3 mois après le retour est demandé ainsi qu’un rapport de stage.

Selon Didier Camensuli, conseiller EURES à l’EEI, le programme Leonardo coûte très cher. Il y a entre 200 et 300 bénéficiaires pour l’IDF par an. Les bénéficiaires sont essentiellement des jeunes en difficulté, des femmes à plus de 70%, 60% des candidats sont en recherche d’emploi depuis plus de six mois, et 40% n’ont aucun revenu (le versement des prestations ARE –Allocations de Recherche d’Emploi- ou ASS –Allocation de solidarité Spécifique- ou le RMI n’est pas perdu du fait du programme Leonardo.)

Françoise Menou

 Rentrée des classes pour tous.

Scolariser ses enfants hors des frontières de France

  • ulysse
  • Vendredi 01/09/2006
  • 16:33
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Bientôt la rentrée. Qu’en est-il de tous ceux qui n’habitent pas en France? Le choix de la scolarisation peut s’avérer délicat: les critères de choix sont multiples.

Dans la plupart des pays du monde, existent les « Lycées français » qui assurent l' Technorati  des programmes français, et le passage des examens d’état. Selon l’AEFE (Agence pour l’Enseignement du Français à l’Etranger), le réseau compte 240,000 élèves (français et étrangers) pour 400 établissements.Contrairement à ce que leur nom laisse à penser, les lycées français accueillent les enfants dès la maternelle et la primaire. Il est à noter qu'être élève dans un lycée français accorde le droit d’inscription dans une école en France, une fois de retour, ce qui n'est sinon pas automatique. Cela peut avoir del'importance lors d'un retour en dehors des dates de la rentrée scolaire. 

Il est préférable de s’inscrire le plus tôt possible car les capacités d’accueil ne sont pas illimitées et il se peut que certains enfants soient sur liste d’attente.

Le choix : lycée français ou système local?
Les lycées français présentent l’avantage pour des expatriés qui bougent tous les deux ou trois ans d’un pays à l’autre, de garder une scolarité cohérente d’un déménagement à l’autre et de permettre à leur enfant d'intégrer sans difficulté un établisement en France. Cependant il n’est pas impossible d’envisager une scolarité dans le pays d’accueil, soit parce que la langue nationale est le français (par exemple cas de la zone francophone de la Belgique), soit parce que les parents souhaitent faire acquérir une autre langue à leurs enfants. Enfin, d'autres font le choix d'un enseignement en Anglais et scolarisent sur place leurs enfants dans des établissements britanniques ou américains. De retour en France, ils inscrivent leurs enfants dans des lycées internationaux.

L’accessibilité
400 établissements dans 150 pays. Les expatriés qui travaillent en dehors des grands centres économiques où se trouvent le lycée français n’ont pas vraiment le choix s'il est trop éloigné, peu accessible de leur lieu de résidence. Si un établissement anglo-saxon existe il peut constituer une alternative.  
Dans certains pays (en Amérique du Sud par exemple) , du fait de l’insécurité, les enfants -les plus grands- qui ne peuvent plus sortir librement, préfèrent rentrer en France et être en pension, à moins qu'un des deux conjoints (généralement la femme) ne fasse lui-aussi le choix de rentrer et de faire des aller-retour entre la France et le pays où son mari (dans la plupart des cas) reste travailler.

Le coût
L’enseignement français à l'étranger n’est pas gratuit, loin s’en faut. Par exemple, les coûts annuels de scolarité au lycée français Jean Monnet de Bruxelles s’élèvent environ à 3,000 euros pour la maternelle, 3,200 euros pour le primaire, 3,900 euros pour le collège et 4,300 euros pour le lycée. A ces frais d'enseignement s'ajoutent éventuellement les frais de cantine (1,000 euros), et les frais de ramassage scolaire par bus (1,000 euros).

Beaucoup d’entreprises prennent en charge les frais d'enseignement; mais exceptionnellement la cantine, la garderie et le ramassage scolaire. Cependant, pour les expatriés en dehors du cadre d’une entreprise, ces frais leur sont intégralement imputables. Il existe un système de bourse. Néanmoins ceux dont les revenus ne sont pas assez bas pour pouvoir prétendre à cette bourse, et qui en même temps ne peuvent assumer les frais de scolarité d’un lycée français, ont pour seule solution d’envoyer leur enfant dans le système scolaire du pays d’accueil.


La qualité de l’enseignement
Selon les témoignages de parents, le niveau dépend très largement du lycée. Certains sont très élitistes, alors que d’autres le sont nettement moins.


Une solution altenative reste à envisager : celle de l’enseignement par correspondance. Le CNED (Centre National d’Enseignement à Distance) offre des formations de la maternelle au baccalauréat, puis en enseignement supérieur. Reste à savoir si on est prêt, pour les plus petits, à se transformer en institutrice, et si les plus grands parviendront à étudier par correspondance.

Françoise Menou


A lire : l'article de l'Express sur l'histoire des lycées français du Maghreb "La saga des lycées français de là-bas".

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